Philippe Lacheau – «Nicky Larson, c’est le film me tenant le plus à cœur»

✏️ Yannick VERNINI 1 janvier 2019
Philippe Lacheau – «Nicky Larson, c’est le film me tenant le plus à cœur»

Philippe Lacheau, Jarry et son complice Julien Arruti étaient à l’UGC Ciné-Cité et à l’UGC Saint-Jean pour présenter, en avant-première, « Nicky Larson et le parfum de Cupidon ».

Vous êtes de retour mais cette fois avec l’adaptation d’un dessin animé et d’un manga… Un exercice réussi et compliqué, calibré en 1 h 30. Tout y est ! Comment s’est fait ce travail ?

Déjà, c’est notre première adaptation. Notre priorité était de ne pas trahir ni décevoir notre public qui nous suit depuis les autres films. L’idée était de faire avant tout une comédie. C’est pour ça que l’on a adapté Nicky Larson. Quand on était jeune, c’était un des dessins animés les plus rigolos que l’on connaissait. L’idée était donc d’en faire une comédie d’action. Pour ça, tu reprends le cahier des charges du manga original auquel tu mélanges notre univers. Pour moi, la plus belle réussite, c’est l’adaptation d’« Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre » par Alain Chabat…

Deux univers pour une réussite exceptionnelle !

Le fait d’être fan de Nicky Larson aurait pu compliquer les choses… Dans ces cas-là, on a tendance à vouloir trop en raconter…

C’est vrai ! Mais on voulait que le film plaise à la fois à ceux qui connaissent Nicky Larson et à ceux qui ne le connaissent pas. Même si tu ne connais pas, tu vas voir une espèce de James Bond en comédie. Ce qui est génial pour nous, lors des avant-premières, c’est de voir des petits jeunes venir nous dire qu’ils ont adoré le film et qu’il leur a donné envie de découvrir le manga original. C’est vraiment un beau compliment !

Dans cette adaptation vous avez poussé le trait assez loin en faisant du détective, coureur de jupons invétéré, un véritable obsédé… L’occasion, là encore, de retrouver les deux univers…

Et encore, on le pousse moins loin que dans le manga. C’est une des facettes du personnage, il est obsédé par les femmes qu’il aime à la folie. L’idée était de faire quelque chose toujours drôle et bienveillant, jamais gênant ni choquant.

Pour le reste, physiquement, le tournage a-t-il été difficile ?

C’est vrai qu’il y a de l’action. Je n’avais jamais tourné ce genre de scènes. Il a fallu se préparer. J’ai suivi des entraînements avec l’équipe de cascadeurs, j’ai appris à tirer avec des armes à feu et c’est aussi passé par une transformation un peu physique… J’ai pris 8 kg de muscles pour le film… À tous les niveaux, cela a été une vraie aventure.

On vous sent vraiment heureux d’avoir fait ce film !

De tous ceux qu’on a faits jusqu’à maintenant, c’est le film me tenant le plus à cœur et dont je suis le plus fier. C’était un joli défi avec un film ambitieux. On n’a pas les moyens des Américains pour être drôle et original, ça passait donc par les idées !

Le film est également jalonné de clins d’œil avec Gérard Jugnot, Pamela Anderson, Dorothée, un célèbre personnage de manga, « City hunter » inscrit sur le culot d’une balle… Finalement, on y trouve plusieurs niveaux de lecture…

C’est vrai qu’il y a un petit côté hommage aux dessins animés en tous genres, du coup il y a plein de clins d’œil dans le film… Ce qui n’empêche pas de suivre l’histoire, il y a, en effet, plusieurs niveaux de lecture. C’était primordial pour nous !

Était-ce important d’avoir Dorothée au casting ? Elle qui a « importé » Nicky Larson en France…

Exactement ! C’était un honneur de l’avoir dans le film. C’était un grand moment, on avait l’impression d’avoir notre nounou que l’on n’avait pas vue depuis 10 ans ! C’était très touchant.

Pour conclure, y aura-t-il un « Nicky Larson 2 » ?

C’est clair que c’est infini… On en rêverait ! On aimerait beaucoup mais ça ne dépend pas de nous… Ça va être le public. S’il nous suit et qu’il a envie de revoir ce genre de film, ce sera avec un grand plaisir que l’on continuera ! En tout cas, on en a très envie, il y a la matière pour !

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