Interview croisée de Tarek Boudali et Philippe Lacheau

✏️ Yannick VERNINI 25 septembre 2017
Interview croisée de Tarek Boudali et Philippe Lacheau

Quand Philippe Lacheau & Tarek Boudali se lâchent !

Interview croisée déjantée des deux potes qui ont donné un sérieux coup de jeune au cinéma français… Sans se prendre la tête… La preuve à l’occasion de leur passage pour présenter le film de Tarek Boudali « Épouse-moi mon Pote » qui sortira le 25 octobre.

Qu’est ce qui t’agace chez lui ?

Philippe Lacheau : parfois ses photos Instagram ! Des fois, il se prend en photo devant le miroir, ça c’est énervant ! Et des fois, il se filme torse-nu en train de faire de la musculation, c’est énervant aussi ! Mais personne n’ose lui dire !

Tarek Boudali : il fait attention à tout ! Genre il faut qu’il dorme à 10h du soir sinon il n’aura pas ses neuf heures de sommeil, faut pas qu’il mange de gras sauf le week-end où il a le droit à une pâtisserie… Il fait attention à ses muscles… Il est chiant en fait ! Les gens pensent qu’il est drôle dans la vie de tous les jours alors qu’il est chiant ! Je plains sa copine, ça doit être invivable de se dire « bon allez, il est 10h du soir, je vais au lit ! » On dirait un petit pépé quoi !

Ce que tu lui envies ?

Philippe Lacheau : ce que je lui envie… Son amitié avec moi ! Ça doit être super d’être copain avec moi et moi, je ne peux pas le savoir !

Tarek Boudali : ah ben non, rien ! Moi, je bouffe des pâtisseries tous les jours… Je vis quoi !

Sa qualité, en un mot, une expression ?

Philippe Lacheau :d’être un de mes potes ! Et il joue bien au foot, et ça c’est vrai ! Il a arrêté parce qu’il s’était cassé la cheville. C’était un très bon joueur de foot. Il court très vite, ça ne sert à rien… On a des voitures maintenant, quand on était jeune, on n’en avait pas… Donc ça sert à rien mais il court très vite !

Tarek Boudali : il est drôle malgré-lui !

Et son défaut ?

Philippe Lacheau : son défaut ? Écoute… S’il en avait qu’un… C’est ça le problème ! Il joue très mal au tennis et à Mario Kart, c’est une brêle !

Tarek Boudali : il est chiant !

Un mot, une phrase pour le définir, le résumer ?

Philippe Lacheau : Vélociraptor !

Tarek Boudali : à la recherche de la perfection !

Te souviens-tu de votre première rencontre ?

Philippe Lacheau : ouais, je m’en souviens très bien. C’était dans un resto chinois et c’était notre pote Julien Arruti qui nous avait présenté. Je me souviens de lui parce que Tarek n’avait rien à voir avec ce qu’il est aujourd’hui. C’est-à-dire qu’aujourd’hui il a un petit « staïle », il se fait beau gosse, il prend soin de lui… Alors que ce n’était pas ça du tout ! Tarek, quand je l’ai rencontré, c’était un geek. Il mettait des pantalons qui remontaient jusqu’au-dessus du nombril et i mettait des t-shirts larges qui arrivaient aux genoux. Il avait de cheveux, ça faisait comme une choucha et il était là, tout bien rasé et tout… A l’époque, il ne faisait pas de sport, pas de musculation, il était tout maigre ! C’est le genre Screetch, dans « Sauvés par le Gong »… Tarek c’était Screetch ! Il y a eu une transformation physique… Voire un miracle, il s’est passé un truc !

Tarek Boudali : c’était dans un restaurant chinois, à l’époque où j’étais en BTS et on avait le même envie de faire de la télé, du cinéma, de faire rire les gens. Il m’a dit qu’il était pote avec Philippe Lacheau et que du coup, lui aussi avait la même envie, que ce serait cool qu’on se rencontre, qu’on se fasse un resto… Que ça matcherait entre nous…

Quelque-chose que tu ne lui as jamais dit ?

Philippe Lacheau : c’est une bonne question ça… On se dit tellement tout, on se connaît tellement bien… On ne s’est jamais fâché, on se dit tout, et quand il nous arrive de belles choses, ce n’est évident de se dire que l’on s’aime en amitié… Je sais que l’on se l’est déjà dit… Artistiquement, quand il y a un truc qui va un peu moins bien, on se le dit… Je crois qu’il n’y a rien que je ne lui ai jamais dit.

Tarek Boudali : que je l’aime !

Te souviens-tu de votre première télé ensemble ?

Philippe Lacheau : oui, en fait, on faisait des sketches sur Canal+. Je travaillais chez Karl Zéro et Tarek m’a rejoint après dans « La Cave à l’Info ». Je me souviens de la première fois où Tarek avait du texte à dire, une phrase tout bête, il transpirait, il était en panique. Quand je le vois aujourd’hui, qu’il réalise son film… C’est génial, c’est magique ! Je suis vraiment fier de tout ce qui lui arrive.

Tarek Boudali : eux, avaient fait quelques trucs ensemble, sur Fun TV il me semble, et moi, je les ai rejoints sur Canal+ où Philippe avait proposé un concept, « La Cave à l’Info ». Ils m’ont demandé si je voulais venir avec eux sur le projet, j’ai accepté. C’était ma toute première apparition, je n’ai pas dormi de la nuit ! C’était un rêve !

La première où vous vous êtes vus tous les deux sur un écran au cinéma ?

Philippe Lacheau : c’était une apparition dans « L’Arnacoeur », qui est pour moi la meilleure comédie romantique de tous les temps, on avait des tout-petits rôles. Il y avait Julien également dans le film. Je me souviens de la première projo, à Paris, où c’était la première fois que l’on voyait nos tronches à l’écran au cinéma… Et ce voir dans ce film, aussi bien, la première fois, c’était un moment vraiment particulier, très émouvant, très touchant et vraiment kiffant ! Et on était vraiment très fier parce qu’après on avait nos fiche sur Allociné. Tarek, il y avait écrit « le gars de l’hôtel », moi c’était écrit « le compagnon de machin »… Il n’y a que Julien que l’on n’arrivait pas à trouver… En fait, ils s’étaient gouré de nom et l’avaient appelé Augustin Barrutia ! On n’a jamais su pourquoi, on était morts de rire ! Et c’est pour ça que dans « Alibi.com », le personnage de Julien s’appelle Augustin, en hommage à Augustin Barrutia, même si on ne sait pas qui c’est !

Tarek Boudali : c’était « L’Arnacoeur ». Mes deux premiers films, « L’Arnacoeur » et « L’Italien », je les ai tournés en même temps. Dans « L’Arnacoeur », il y a avait Julien, Philippe et moi pour des petites apparitions. Ça m’a fait bizarre… Tous les comédiens détestent se regarder. Je déteste me regarder à l’époque à la télé alors là, tu te vois en plus grand tu te dis « oh là là, je suis encore plus moche ! » Tu dis que tu es moche, que tu ne sais pas jouer… Que tu as tous les défauts du monde, en fait !

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