Radio Elvis – Interview

✏️ Yannick VERNINI 10 octobre 2016
Radio Elvis – Interview

©Nicolas DespisÉtoiles

Le groupe s’est formé en 2013… Comment s’est passée la rencontre entre les trois membres ?

Colin et moi étions au lycée ensemble, nous n’étions pas spécialement proches. On ne s’est pas vu pendant quelques années. Puis nous sommes arrivés au même moment à Paris, on s’est retrouvé un peu par hasard, on a commencé à se revoir un peu. Lui avait des groupes, notamment avec Manu, le guitariste de Radio Elvis. On a alors commencé à répéter sur mes chansons… On est allés ensuite en studio. Sur les maquettes, Colin a invité Manu à faire quelques prises… Il est resté dans le groupe.

Un groupe qui a reçu de nombreux prix et autres accessits ! Votre ascension a été rapide…

Cela fait partie des étapes que l’on a franchies et qui sont, pour nous, des soutiens. L’ascension continue, rien n’est acquis, nous ne sommes pas arrivés à la moitié de ce que l’on veut. C’était surtout une belle reconnaissance et une belle motivation.

Vous êtes signés chez Pias qui a un joli catalogue…

Oui, c’est un honneur. Cela fait aussi partie des choses confirmant notre envie de poursuivre dans cette voie. Etre signés dans un label, pour nous, c’était un rêve de gamin. On a grandi dans les années 90 et dans notre schéma, cela passe par les maisons de disques, même si je sais qu’il y a différentes façons de faire de la musique. J’avais cette envie de signer chez un label et de partager un truc avec des gens. Et quand on arrive dans une maison de disques où il y a des artistes que l’on aime, c’est une grande fierté. C’est assez galvanisant.

A l’écoute de votre album « Conquêtes », on a le sentiment que Radio Elvis montre tout ce que le groupe sait faire, un peu comme une carte de visite…

Le premier album est toujours très important, c’est celui dont on se souvient toute notre vie. C’est la première fois pour plein de choses… Tout restera gravé dans nos mémoires. C’est le reflet de tout ce qui s’est passé durant cette période. On est rentré en studio en se disant soyons fiers de ce qu’on va faire et essayons d’en sortir en n’ayant aucun regret, avec le sentiment du travail accompli… En sortant, on était lessivé… Il serait sûrement différent aujourd’hui, à chaque concert, on découvre une nouvelle facette de nous-mêmes.

La scène, justement, est-elle l’occasion pour le public de découvrir cet opus sous un nouveau jour ?

Tout à fait. Il y a un gros travail de réarrangement pour la scène. On ne peut pas tout jouer. On fait ce que l’on peut dans les limites du plaisir. Il faut toujours que l’on prenne du plaisir. L’essentiel est de montrer le titre tel qu’il est, même en piano-voix ou en guitare-voix.

Quelles sont vos futures conquêtes ?

On a joué sur la grande scène des Franco et pour nous, celle qui compte le plus, c’est la conquête du public sur les prochains mois, en étant le plus constant possible tout en essayant d’aller toujours plus loin et de dépasser les limites à chaque concert, savoir jusqu’où peut aller. Chaque concert est, en fait, une remise en question.

Radio Elvis sera sur la scène du Chapiteau de la Pépinière, ce soir, aux côtés de Fabian Tharin et de La Grande Sophie, à partir de 20 h.

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