Soprano a conquis L’Everest

✏️ Yannick VERNINI 14 mai 2017
Soprano a conquis L’Everest

Le rappeur repart en tournée avec son dernier album en poche.

Son dernier opus s’est écoulé à plus de 400.000 exemplaires. Un album que Soprano a voulu musical, lui le rappeur des cités nord Marseille, assumant sans complexe ses influences pop et reggae dans cet univers où la testostérone fait dire et faire parfois n’importe quoi. Et lorsqu’au détour d’un entretien, on lui demandait si « Cosmopolitanie » était pour lui la vision idéale de notre société, la réponse fusait. « C’est en fait une philosophie que j’aimerais, moi, idéale. Depuis le début de ma carrière, j’ai toujours dit que le mélange est quelque chose de positif, en général. Que ce soit artistiquement ou musicalement. Donc oui, c’est un peu l’idéal… Mais que le nom, car dans l’album je parle de faits d’actualité qui ne représentent pas l’idée. Comme « Kalash and Roses »… Les Kalash à Marseille, ce n’est pas l’idéal. »

« Soprapharell », comme il est parfois surnommé, et qui a toujours autant de mal avec les injustices, revient en force. D’abord avec son album « L’Everest ». Treize morceaux avec, en toile de fond, le « dépassement de soi », dont « Mon Everest » repris avec Marina Kaye, tournant sur les ondes. Tout comme « Le Diable ne s’habille plus en Prada » ou encore « En Feu » qui ont rapidement mis sur orbite ce nouvel opus. « Cœurdonnier » répare les cœurs, « Rihanna », avec son pote Alonzo, garnit encore un peu plus les featuring de l’album, où l’on croise Zak et Diego sur « Mes Kwell », Black M sur « Attitude », ou encore Jul sur « Marseille c’est… »… Le tout sans jamais trahir l’ADN de l’univers d’un Soprano au sommet de son art… Au sommet de « L’Everest », là où il se permet d’aborder tous les thèmes… Parfois légers, souvent puissants, jamais revendicatifs, ses textes font mouche, les messages passent. Comme c’est le cas lors de chacun de ses concerts de cette tournée déjà auréolée de succès.

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