Soprano – Interview

✏️ Yannick VERNINI 1 décembre 2015
Soprano – Interview

Étoiles

[Morceaux choisis]

Soprano est de retour avec son album « Cosmopolitanie » et une tournée qui l’emmène aux quatre coins de l’Hexagone.

Entretien avec un Soprano qui n’a pas pris une ride !

Tu reviens avec ton dernier al­ bum «Cosmopolitanie». Est­ce pour toi la vision idéale de notre société ?

C’est en fait une philosophie que j’aimerais, moi, idéale. Depuis le début de ma carrière, j’ai toujours dit que le mélange est quelque chose de positif, en général. Que ce soit artistiquement, ou musicalement. Donc oui, c’est un peu l’idéal… Mais que le nom parce que dans l’album, je parle de faits d’actualité qui ne représentent pas l’idéal. Comme «Kalash and Roses»… Les Kalash à Marseille, ce n’est pas l’idéal.

Dans « Fresh Prince », tu fais une allusion à Pharrell Williams avec « Sopra­ Pharrell ». As­tu conscience que tu ne prends pas une ride ? Ce qui te vaut, d’ailleurs, d’être souvent comparé à lui.

J’ai la chance d’être entouré d’amis, de potes qui écoutent énormément de style de musique… Que ce soit des morceaux d’hier ou des morceaux d’aujourd’hui. C’est vrai que physiquement je ne change pas de visage, du coup mes collègues m’ont appelé Pharrell ! Quand on regarde ses premiers clips, on a l’impression qu’il les a sortis en 2014 alors qu’il était déjà là au début des années 90. Pour moi, c’est vrai que c’est un peu pareil. Il y a des gens qui regardent le clip de « A la Bien », ils ont l’impression que je n’ai pas pris une ride ! Du coup, c’était rigolo de prendre cette référence.

Dans « Kalash and Roses », tu cries ta colère face à ces règlements de compte qui coûtent la vie à des jeunes. Ça ressemble à un appel à l’aide…

Oui, c’est totalement ça. Avec ce titre, j’ai essayé de me mettre dans la peau d’une mère qui a connu des événements malheureux. C’est vrai qu’en général, quand on me croise dans la rue, à Marseille, dans les yeux, je vois, je ressens un SOS. On voit que les gens sont déboussolés, totalement perdus. C’est vrai qu’une chanson comme ça, c’est un peu pour sonner l’alarme. C’est pour ça qu’à la fin du morceau, je dis « Baissez les armes ». Les premiè­res victimes, c’est souvent les mamans, rarement les réseaux de trafics… C’est vraiment les mamans.

 

 

You may also like