STÉPHANE ROUSSEAU – INTERVIEW

✏️ Yannick VERNINI 11 février 2016
STÉPHANE ROUSSEAU – INTERVIEW

©Alexandre MarchiÉtoiles

Un an après Nancy, vous êtes de retour à Toul avec votre show… Tout se passe bien !

On est très content. On l’a joué plus de 260 fois. J’y prends énormément de plaisir car, justement, il a été finement rodé, il a été bien travaillé et on a bien bossé avec mes potes ! Je suis très satisfaiat, les gens rigolent beaucoup et ils trouvent ça beau et joli, visuellement parlant, avec deux musiciens sur scène.

Du rodage au Capitole, à Saint-Julien-lès-Metz, à la tournée des Zénith, on a pu se rendre compte de l’évolution du show, très lumineux, à l’américaine…

C’est le spectacle qui n’a pas été le plus facile à monter, justement, à cause de la musique et des musiciens, pour que cela ne prenne pas trop de place, pour que ce soit un bon complément. Cela nous a demandé beaucoup d’essais et nous avons fait des erreurs en rodage parce que c’est là qu’on se permet d’essayer des trucs, c’est une espèce de laboratoire qui donnait toujours autre chose que ce à quoi on avait pensé à la base, en nous amenant sur de nouvelles pistes. Ce n’était pas plus mal ! C’est une belle évolution qui donne plusieurs vies au spectacle.

Un spectacle d’entrée calibré pour les grandes salles. Etait-ce ainsi que vous l’aviez imaginé ?

Oui parce que sinon, après, c’est compliqué de s’adapter aux grandes salles quand on ne l’a pas pensé dès le début. Il faut donc le voir dès le départ, sinon on n’occupe pas assez l’espace. Du coup, je voulais un décor facilement adaptable, modifiable selon les salles, pour qu’il puisse rentrer dans les petits théâtres mais aussi qu’il ne fasse pas trop petit dans les grandes salles. Et il faut que ce soit viable pour les techniciens. Il faut penser à tout.

Vous passez donc à Toul, dans une petite salle offrant une plus grande proximité avec le public…

Oui, c’est vrai. Sincèrement, les Zénith, c’est fun pour l’ego, c’est agréable on est content mais parfois, on peut y perdre une certaine énergie. Les gens sont loin, c’est moins confortable, c’est moins intimiste… Là, c’était prévu depuis le départ. On s’est dit on fait une tournée de Zénith puis on en fait une de salles plus petites. J’aime bien cette proximité avec le public, ce sont des moments un peu plus privilégiés, même si les autres sont un peu plus événementiels, plus grandioses. Mais ceux-là sont parfois uniques.

Sur cette tournée, vous avez dû faire face aux épreuves des attentats de Charlie, au début, puis ceux du 13 novembre. Est-ce que cela vous a demandé encore plus d’énergie sur scène et des ajustements ?

C’est certains que dans les jours et les semaines qui suivent, on est psychologiquement affectés. Je n’ai pas eu à adapter mon spectacle parce que je n’avais rien qui pouvait être choquant. Sur les premières dates, j’ai dû parler au public pour expliquer qu’on avait décidé de jouer quand même malgré ces événements épouvantables. C’est toujours une décision difficile mais je pense qu’il faut y aller et le public a été au rendez-vous, il avait besoin de rire. Même s’il y a eu une période compliquée avec un surplus d’émotion…

Un surplus que vous évacuez en dessinant…

Oui, tout le temps, c’est mon exutoire. C’est ma petite thérapie à moi, ça me fait du bien, je peux faire ce que je veux.

On vous l’a déjà demandé… A l’image de Kev Adams et Gad Elmaleh, vous verra-t-on sur scène, un jour, avec Franck Dubosc ?

On ne sait jamais de quoi la vie est faite. C’est vrai qu’on en a parlé quelquefois. Mais là, ça fait un bout de temps que je n’ai pas vu le Franck. Il est très occupé et moi aussi. On n’a pas eu de nouvelles discussions là-dessus. On n’est pas fermés mais ce n’est pas pour un avenir proche. Il y a une envie, les gens trouveraient ça drôle de nous revoir sur scène tous les deux avec une belle énergie, une belle folie… Ce n’est pas une mauvaise idée !

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