Synapson – “Notre objectif est de créer une musique intemporelle “

✏️ Yannick VERNINI 24 novembre 2018
Synapson – “Notre objectif est de créer une musique intemporelle “

Le duo de revient à L’Autre Canal. Entretien avec Alexandre Chiere.

Synapson, plus qu’un duo, on a le sentiment que c’est une petite famille qui part en tournée…

C’est vrai, même si on tient à mettre un point d’honneur à dire que Synapson, c’est Paul et moi. Nous composons la musique. Le groupe existe depuis 10 ans. Sans vouloir être centré sur nous, il est important que les gens sachent que l’entité Synapson se compose de nous deux. Après, en tournée, on a toujours eu plaisir de partager ça avec des artistes qui nous accompagnent sur scène et interprètent nos morceaux. C’est vrai qu’aujourd’hui, on est entouré d’une grande famille dont une grande partie sera présente à Nancy. Et sur cette tournée, il y a un ou deux nouveaux visages par rapport à notre dernier passage.

Vous avez également su traverser cette période sans perdre votre public. Vous en avez même gagné !

C’est une de nos fiertés. Il y a deux raisons à ça. Quand on compose, avec Paul, on n’a jamais voulu répondre à des codes. Il faut composer ce que l’on a envie, se faire plaisir… Les codes changent ! Du coup, ça ne dure qu’un temps. Notre objectif est de créer une musique intemporelle. Le second point, on a un public, et je le remercie, allant de 20 à 60 ans. Voire plus. Sur l’un de nos derniers concerts, il y avait quelqu’un âgé de 76 ans. Avoir un public aussi large, on en est fier.

Après une incroyable première tournée, aviez-vous une forme de pression pour « Super 8 » ?

Oui, parce que, quand on fait un album comme « Convergences », pour lequel on a été plus que surpris et heureux des résultats des ventes et de l’accueil du public, on a toujours la pression de vouloir faire autant et surtout mieux ! Déjà pour notre satisfaction personnelle et pour remercier les gens de tout ce qu’ils nous ont donné. Alors oui, il y a une grosse pression.

Pour le live également ?

Là, pour le show, il y a des morceaux de « Convergences » mais aussi du dernier album. On a tout travaillé pour la version live. Ce n’était pas le cas pour « Convergences ». « Super 8 » bénéficie vraiment de morceaux qui évoluent, qui proposent quelque chose de nouveau par rapport à l’album et, surtout, on a tout fait pour produire quelque chose d’encore plus généreux.

« Super 8 » a finalement été construit pour la scène…

Beaucoup plus, oui. Pour le premier, on pensait plus « studio », on n’avait pas d’expérience de live, hormis des DJSet. Pour « Super 8 », c’était complètement différent. Chaque fois que l’on composait un morceau, on avait déjà en tête sa version live.

Pensez-vous également à d’autres collaborations. On vous a vu, récemment, dans Taratata au côté de Cœur de Pirate…

J’ai grandi avec un père écoutant beaucoup de disco et de musique française. Et, je ne sais pas pourquoi, je trouve que l’on n’est pas trop mauvais en reprises. Là, l’idée de travailler avec Béatrice ne venait pas de nous mais de Nagui. Et quand on compose, on pense à la voix qui va se poser de dessus, comme Tessa pour « Going Back to my Roots ». Béatrice, c’est une très belle voix que j’aime beaucoup, qui a de la puissance. J’ai composé la reprise de « Aimer d’Amour », de Boule Noire, en pensant à sa voix. C’est un exercice que l’on aime bien !

Et que vous réussissez bien ! Cela vient aussi du fait que vous ne vous nourrissez pas seulement d’électro !

C’est vrai qu’on n’a jamais été très électro. Dans nos baladeurs (rires), on écoute en effet beaucoup de musique et pas forcément de l’électro et ça se ressent dans ce que l’on fait. Notre musique est électronique parce qu’elle est faite avec des instruments électroniques. On écoute vraiment de tout !

Crédits Photos : Pierre Cazenave

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