Tal – interview

✏️ Yannick VERNINI 25 novembre 2017
Tal – interview

Entretien avec Tal qui est de retour avec une tournée qui fera étape à Ludres le samedi 2 décembre.

Lorsque l’on regarde vos « chiffres », ils ont de quoi donner le vertige. A seulement 27 ans, réalisez-vous tout ce qui vous est arrivé ?

Oui, j’ai pris pas mal de recul et de temps pour, justement, voir tout ce que j’ai pu vivre en peu de temps, finalement, en 3-4 ans. C’était assez dingue avec des Zénith remplis… Sur le moment, je ne réalisais pas du tout. Aujourd’hui, en voyant tout ça, j’en suis fière et je suis reconnaissante. Je suis très présente sur les réseaux sociaux pour être en contact avec me fans, c’est grâce à eux que je vis de ma passion !

Une passion prenant forme, également, avec votre dernier album sorti 2016, sur lequel vous vous être beaucoup investie. Le choix d’un opus éponyme est- il une façon de montrer aux personnes l’artiste que vous êtes devenue ?

Evidemment, c’est bien pour cela que j’ai fait le choix d’un album éponyme. Je me suis impliquée dans tous les domaines… Pas que dans l’aspect musical mais aussi dans la réalisation et le visuel. J’ai vraiment voulu mettre ma patte dans toutes ces facettes. C’était important pour moi, je savais exactement ce que je voulais. Et surtout, c’était une manière d’assumer le fait que j’ai grandi. Je ne suis plus une jeune fille mais une jeune femme qui a des choses à dire, des messages à faire passer avec des textes un peu plus engagés qu’auparavant. Musicalement, j’ai voulu que ce soit assez riche, que l’on ressente mes origines et mes différentes cultures au niveau des sonorités. Les origines yéménites de ma mère ont eu beaucoup d’influence. C’est effectivement un album me représentant vraiment.

Des inspirations marquant un virage dans votre carrière et dans lequel votre public vous a suivie, dans une société où les gens zappent rapidement d’un artiste à l’autre…

Exactement, j’ai beaucoup de chance et j’en suis consciente ! Je donne aussi énormément à mes fans. J’essaie de faire le maximum comme ils le font pour moi. Je connais des fans depuis 2011-2012 et je les vois grandir aussi. C’est vrai que cette fidélité me touche beaucoup. Aujourd’hui, je fais tout pour eux. Je leur donne autant parce que je suis consciente que l’on vit dans une société de consommation où tout va très vite, surtout chez les ados ! Pour nous les artistes, c’est assez flippant ! Le talent, seul, ne compte plus.

 

Au niveau musical, on vous sent aussi à l’aise en anglais qu’en français. Comment le choix de la langue se fait-il ?

J’avoue que ma culture musicale est plus anglo-saxonne que française. Quand j’étais plus jeune, j’écoutais et chantais toujours des chansons en anglais. Comme c’est un album qui me ressemble vraiment, j’ai voulu faire les choses avec beaucoup de sincérité. Du coup, en studio, à la création, l’anglais venait naturellement ! J’ai voulu mélanger ces langues pour casser les codes et faire ainsi passer un message de tolérance et de paix. Il y a aussi un peu d’hébreux dans l’opus.

Pour résumer, c’est une évolution dans la continuité pour vous…

Oui… Après, les choses sont arrivées assez naturellement. Quand on a 24-25 ans, il y a beaucoup de changements, notamment dans sa vie personnelle. Il y a, en effet, une évolution. On me dit souvent que c’est l’album de la maturité… Ce n’est pas faux, il y a une part de vérité.

Vous avez repris une tournée des clubs et de théâtres… Et non, d’entrée, des Zénith. Une façon de renouer le lien avec votre public ?

J’ai toujours adoré les petites salles, les théâtres de 1000-1500 personnes. J’aime cette proximité. J’ai vraiment besoin de sentir cela. Le partage est, pour moi, important. J’ai beaucoup de messages de paix, de tolérance, d’amour à transmettre, à faire passer. C’est ce que je fais avec mon équipe de quatre musiciens et trois choristes qui sont vraiment talentueux. J’ai beaucoup de chance. Ils veulent aussi donner aux gens, ils ont une belle énergie. Les gens le ressentent, il y a un vrai partage qui se crée. Du coup, c’est vrai que dans des salles plus petites, on sent cette chaleur à l’inverse des Zénith où les gens sont assez loin, il y a une certaine distance. Ça peut être un peu froid même si j’essaie de donner le maximum à chaque fois. J’aime beaucoup cette tournée, il reste une dizaine de dates et je n’ai pas envie que ça se finisse !

📷 : Leny Guetta

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