The Inspector Cluzo – Interview

✏️ Yannick VERNINI 15 mars 2016
The Inspector Cluzo – Interview

Étoiles

The Inspector Cluzo est une fois de plus en tournée avec ses concerts spectaculaires et explosifs… Vous serez de passage à Nancy jeudi. Ressentez-vous l’attente qu’il y a auprès de votre public ?

On a effectivement pas mal de messages de gens qui nous attendent. Modestement bien sûr, on ne fait pas de Zénith. Mais il y a une certaine base fan. Ça fait quelque temps que l’on n’a pas fait de tournée « clubs » en France, du coup, depuis les débuts, il y a quelques dates, on a un super retour des gens. Ça se passe vraiment très bien, on est super contents. On arrive à créer une ambiance de club et de concert comme on le voulait. C’est-à-dire un concert sans ordinateur, où tout est possible, tout peut se passer. Il n’y a pas de setlist prévue. On part sur des jams et du coup, cela crée une alchimie singulière et unique avec le public, en fonction des lieux.

On sait, effectivement, que tout est possible puisque depuis vos débuts, vous faites tout… Vous avez toutes les cartes en main. Ce qui vous donne, justement, cette liberté que l’on vous connaît…

Exactement. Le fait de tout faire soi-même, c’est-à-dire contrôler le côté concert, le côté label, le côté enregistrement, le côté édition… Et là, depuis trois ans, on a une ferme où l’on se fait à manger et où on élève des oies… Tout ça, c’est assez particulier et nous donne une liberté très poussée. On peut vraiment faire la musique qu’on veut sans se fourvoyer en se disant « tiens, il faut faire ça parce que ça va plaire à untel ». Nous, on peut choisir nos concerts, pour aller jouer où on veut et pour qui on veut. Et ça, au final, les gens nous le rendent bien et ils le sentent. On est entiers, on est nous-mêmes. Et avec la ferme, on reste sur Terre et dans la terre ! On est humains, comme tout le monde. On communique avec le public, il le sent… Il en a envie et ça, c’est génial.

Cette ferme, justement, a donné naissance à votre dernier album « Rockfarmers ». A son écoute, on a le sentiment que c’est la carte de visite de The Inspector Cluzo. Il passe en revue tout ce que vous faites, tous les styles de musique…

C’est vrai… Et pourquoi ça ? Parce qu’à la base, avec Laurent, on est des amoureux de musique, au sens large. On n’est pas cloisonnés. On ne dit pas « on aime le Rockabilly de 72 »… Nous, on adore tout, que ce soit le classique, le rock, la soul, le hard rock de l’époque avec AC/D ou du Rage against the Machine, du Hendrix, du Frank Zappa… Ou même de l’afrobeat, on aime la musique en général tant que c’est fait avec le cœur et avec sincérité. Ce qui nous débecte, c’est surtout les logiques arrangées, marketées où ça sonne faux. Que des gens suivent, ok, mais nous, on n’aime pas.

On ne vous sent pas pour autant dans une logique d’intégristes, vous restez ouverts à tout…

C’est vrai mais dans notre musique, on a choisi de ne pas mettre de bande. Il y a beaucoup de groupes qui le font et qui jouent en semi-playback. Déjà, parce qu’on veut se permettre de jouer comme le veut, sans être tributaires d’une machine, et faire durer comme on le veut. C’est ce qui rend nos concerts humains. Hormis ça, on ne s’interdit rien. Niveau style, ça peut faire n’importe quoi. Ça peut passer du jazz au gros punk, du gros rock au blues…

Du coup, qu’est-ce que le public nancéien va voir, jeudi ?

Deux Gascons de Chalosse, avec une guitare et une batterie qui vont essayer de communiquer avec le public au travers de gros riffs de guitare et une grosse batterie qui envoie le bois… Mais pas que ! Il y aura du chant et une dynamique énorme. Il peut y avoir le silence et deux minutes après, ça peut être un déluge sonore. Tout est dans le contraste.

Est-ce que, quelque part, finalement, vous n’allez pas emmener le public dans votre ferme ?

Si, quelque part, c’est un peu ça. On les embarque avec nous en leur disant « allez, venez, on habite là… » Inconsciemment, on doit amener avec nous l’univers et l’ambiance qu’il y a à la ferme. On doit transporter ça et le retransmettre au public un peu partout en France.

You may also like