Tryo dans son jardin au NJP

✏️ Yannick VERNINI 24 octobre 2016
Tryo dans son jardin au NJP

©Fredéric Mercenier

Étoiles

C’est la première soirée de ce Nancy Jazz Pulsations à avoir affiché complet. Sans que ce soit pour autant une surprise, vu l’affiche. Dans le rôle de la rampe de lancement, City Kay, avec son reggae jazzy et cuivré a mis en condition un chapiteau bondé, remonté comme un coucou suisse. Tryo arrivait alors. Dans son sillage, ses succès mais aussi les pépites de son dernier opus « Vent Debout »… Tout ce qu’on aime en fait…. Surtout « Ce que l’on s’aime »… Et comme, quelque part, « Les Extrêmes » s’attirent, Guizmo, Mali, Manu et leurs complices ont mis les pieds dans le plat pour « Souffler » sur les braises d’une gauche qui n’existe plus… Souffler de l’honnêteté, une autre France, aussi, avec son « Président un peu trop normal, trop endormi »… Cette « gauche à l’envers », avec ses « éléphants fatigués » qui devraient bien laisser la place. « Qui aime bien, châtie bien », diront certains sauf que la déception est bien réelle.

Pas de quoi entamer cet optimisme qui fait partie de l’ADN de Tryo, même lorsque la société, vue à travers un prisme criant de vérité, sur « Toi et moi, » donne envie de se pendre. Une sinistrose que « L’Hymne de nos Campagnes » combat encore et toujours. Le public du NJP ne s’est d’ailleurs pas fait prier pour « le crier bien fort et user ses cordes vocales ». Comme lorsque l’hommage à Paul Watson, cet « insoumis volontaire, qui navigue là où chantent les baleines » a retenti tel un appel à une prise de conscience générale, défiant cette société hyperconnectée… Là où l’eau coule toujours et où nous sommes joignables en permanence. Sacré « Greenwashing », il paraît que c’est la norme…

Mais au final, avoir « La Main Verte » nous fera voir la vie autrement… Et sans avoir besoin de « s’excuser pour hier soir » ! Tryo n’a pas fini à l’envers… Et a même remis quelques têtes à l’endroit !

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