Véronic DiCaire – Interview

✏️ Yannick VERNINI 27 octobre 2016
Véronic DiCaire – Interview

©Alexandre Marchi

Étoiles

Avec un agenda surchargé, vous gardez visiblement la pêche ! Quel est votre secret ?

Là, je suis actuellement de retour à la maison, ça me redonne la pêche !

C’est chez vous que vous parvenez vraiment à vous ressourcer ?

Oui. J’ai la chance d’avoir une belle maison à la campagne. Des biches viennent me saluer tous les matins… C’est un peu Blanche-Neige, mon truc !

Est-ce là, également, que vous créez de nouveaux personnages, travaillez de nouvelles voix ?

Beaucoup, oui, mais également lorsque je suis en tournée. Là, on est en mode spectacle. Mais j’avoue qu’à la maison, pour travailler mes voix, mes concepts, c’est beaucoup plus agréable pour moi.

En tournée, justement, l’actualité peut-elle influencer votre show, d’un soir à l’autre ?

En fait, quand je suis en Europe, je regarde beaucoup la télé, je me tiens au courant de ce qui se passe. Chez moi, j’ai la radio, par Internet. Ça ne nous donne pas nécessairement l’essence et le pouls de ce qui se passe chez vous. En tournée, je suis un peu plus branchée par rapport à ce qui se passe… Ça m’inspire du coup.

Vous avez un show demandant une grosse débauche d’énergie. Vous astreignez-vous à une hygiène de vie et à une préparation ?

Ah oui… Je n’ai pas le choix. J’aime ce que je fais, me dépenser dans mes spectacles, donner cette énergie-là aux gens. Il y a quelques années, j’avais dû reporter des spectacles parce que j’étais vraiment au bout du rouleau. C’était la première fois de ma vie que je n’assurais pas un show. À l’image d’un athlète, je me nourris bien, je dors bien, je m’entraîne pour garder la forme et je fais très peu d’excès.

Y a-t-il des voix à imiter qui ne vous intéressent pas ?

Les femmes politiques… Je me verrais mal imiter de telles femmes alors que ce n’est pas mon pays. Il faut être vraiment bien imprégné de tout ce qui se passe. Je me vois mal, moi la Canadienne, rire de vos politiciennes. Moi, c’est plus les chanteuses, il faut qu’elles soient connues de tout le monde et de tous les âges.

Vous êtes imitatrice mais, également, effectivement, une incroyable chanteuse !

C’est vrai. J’ai commencé ma carrière comme chanteuse avec deux albums au Québec. J’ai une formation de chanteuse.

Et on vous a découverte danseuse dans Danse avec les Stars. Cette expérience vous a-t-elle aidée dans votre show ?

Non seulement cela m’a préparée physiquement pour ma tournée mais ça m’a aussi apporté beaucoup de confiance en moi. Avant, dans mes spectacles, je disais toujours « non, non, je ne suis pas une danseuse… » C’était tellement intense comme expérience que, d’une certaine façon, ça a marqué ma vie.

Un genre de formation accélérée !

Oui, un cours très intensif !

Par rapport au show présenté à Nancy au printemps dernier, ceux de Toul et Nancy auront-ils évolué ?

On garde toujours une petite marge pour y mettre de nouvelles chanteuses. Mais le spectacle est tellement monté au quart de tour qu’il est très dur d’ajouter des choses. Ça implique beaucoup de personnes, notamment les danseuses m’accompagnant sur scène. Donc, le show que je vais présenter est le même que la première fois que je suis passée chez vous… Mais je me garde toujours une espèce d’ouverture pour essayer de nouvelles voix… Comme, actuellement, le phénomène Jain… Mais je ne garantis rien !

Prenez-vous au quotidien des précautions particulières pour préserver votre voix ?

J’essaie de ne pas avoir trop d’obsession par rapport à tout ça parce qu’après, on ne vit plus. Mais en tournée, c’est vrai que je fais plus attention.

On vous sent joyeuse de vivre et donc peu encline à vous imposer trop de contraintes !

Oui, il faut vraiment profiter de la vie !

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