Véronique Sanson – Portrait

✏️ Yannick VERNINI 2 décembre 2015
Véronique Sanson – Portrait

Étoiles

Son retour, c’est sous le signe des « Années américaines » que Véronique Sanson a décidé de le placer. Plateaux télé, radios, l’artiste est partout. Et surtout sur scène. Ce mois­-ci, la chanteuse affiche neuf Olympia à guichets fermés au compteur et a embrayé avec une tournée qui prendra fin en avril avec deux nouvelles dates parisiennes.

Au menu, un tour de chant reprenant essentiellement les morceaux phares des albums sortis entre 1974 et 1981. Des opus qui ont d’ailleurs fait l’objet d’une compilation attendue avec un CD studio, un CD livre et une édition en double 33 tours vinyle.

Le plat de résistance du concert toulois sera notamment composé de l’album « Le Maudit » que Véronique Sanson a produit et enregistré elle­-même aux Etats­Unis. A ses côtés, le gratin des musiciens de la pop américaine de l’époque. Crosby, Stils, Nash and Young, Stevie Wonder… Rien que ça ! Une expérience musicale qui sera un véritable tournant dans sa carrière et qui la fera rester au pays de l’Oncle Sam durant plus de dix ans. Une influence et une inspiration marquantes puisque ses textes les plus forts ont été écrits là­-bas. Dans la foulée, ses albums « Vancouver » et « Hollywood » ont été construits dans cette veine même si le premier a été enregistré à Londres, et le second dans le célèbre quartier de Los­Angeles. « Féminin », « Alia Souza », « Je suis la seule », « Tu sais que je t’aime 
bien », « On m’attend là­ bas »… Sans oublier les incontournables « Le Maudit » ou encore « Monsieur Dupont »… Mais aussi quelques « infidélités » à la bannière étoilée comme « Amoureuse » et « Chanson sur ma drôle de vie » font vibrer l’assistance à chacun de ses concerts.

Un bien joli cocktail donc, pour cette série de dates qui a finalement pris le public à contre­pied, le nouvel album de Véronique Sanson étant pratiquement bouclé. Mais pas de quoi déstabiliser les fans de la première heure – ni les autres d’ailleurs ! – qui retrouvent leur artiste préférée, véritable pilier du paysage musical français, telle qu’ils la connaissent. Et qui campe d’entrée le décor. En effet, si elle a choisi de puiser largement dans ses premiers albums made in US, il ne faudra pas s’attendre, une fois sur scène, à un son excessivement seventies. Pour cela, Véronique Sanson est accompagnée de Steve Madaio, trompettiste e renom qui a sévi aux côtés d’Elvis Presley, Janis Joplin et qui a arrangé les albums de Stevie Wonder. Une bien jolie manière, pour le retour en grâce de la chanteuse, de revisiter des chansons intemporelles, traversant les époques sans prendre une ride !

 

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