Zaz – “J’ai besoin de partager, de rencontrer les gens”

✏️ Yannick VERNINI 5 juin 2018
Zaz – “J’ai besoin de partager, de rencontrer les gens”

L’artiste revient avec une mini-tournée présentant ses titres inédits.

Après les Zénith vous revoilà dans une tournée des clubs, plus intimistes… Deux jauges dans lesquelles vous êtes à l’aise…

Oui, j’aime bien les deux. C’est différent, ce n’est pas la même énergie, pas le même rapport au public mais à chaque fois, je trouve quelque chose qui me comble.

Pour cette mini-tournée, vous ne faites que onze dates. Pourquoi ?

C’est ça, il y en a quatre en France et Espagne, Italie, Pays-Bas pour le reste. L’objectif est, déjà, de ramener de l’argent pour mon association Zazimut avec les bénéfices des recettes. L’autre objectif est aussi de tester des chansons, en fait ! Celles du prochain album.

Finalement le public va contribuer à l’élaboration de votre prochain opus !

J’avais surtout envie que les chansons vivent avant. Là, on est en studio, on est en train de tester des choses, on enregistre. On va sûrement sortir de là avec deux, trois voire quatre ou cinq chansons terminées. Le but est de tester les chansons un peu partout, voir comment elles vivent, comment on les sent.

Comment cette idée d’une tournée inédite vous est venue ?

Ça fait hyper longtemps que je voulais faire ce truc-là et que l’on ne l’a jamais fait. Là, c’était l’occasion de le faire… Pourquoi pas ? Ça m’amuse, en fait, et puis ça fait longtemps que je ne suis pas allée dans des petites salles en France, je trouvais ça cool de retrouver quelque chose de plus intime d’autant qu’à partir de janvier, on repart sur des Zénith et même Bercy.

On pourrait même prendre ça pour un cadeau que vous faites à vos fans…

Oui ! Pour les fans, c’est sûr que ce sera génial. Quand j’aime un artiste et que je vais le voir dans une petite salle, j’ai l’impression de pouvoir le toucher. C’est cool ! Et pour nous aussi, d’avoir cette énergie particulière de ces salles, c’est un joli cadeau.

Vous n’arrêtez jamais en fait, vous ne pouvez pas rester loin de la scène trop longtemps…

J’ai beaucoup d’énergie. Ça fait partie de mon caractère, je suis extrêmement expressive, j’ai besoin de faire des choses, d’être occupée, partager, rencontrer les gens, sinon je ne me sens pas bien. La scène, physiquement et émotionnellement, c’est intense.

Des tournées auxquelles est toujours associée votre association Zazimut…

C’est vrai, elle n’est pas dissociable de ma musique… C’est moi… Dans mes chansons, j’exprime des valeurs humanistes, ça va avec. Et puis, la notoriété, s’il y a des mauvais côtés, ça reste un outil extraordinaire, ce serait bête de ne pas s’en servir, on peut ouvrir des portes. Je ne voulais pas choisir une cause, une association… On a trouvé Zazimut, qui trouve une association locale à chacun des concerts, on la fait monter sur scène… On s’entraide, ça crée de la joie, de l’enthousiasme. Et moi, ça nourrit tout ce que je suis !

Cela donne-t-il plus de sens à ce que vous faites ?

Ah oui, dans tout… On ne peut pas dissocier les choses. Ma manière de chanter est engagée, c’est ce qui me fait vibrer.

Du coup, à quand la sortie du prochain album ?

Si tout va bien, l’objectif est de le sortir pour l’automne…

Avec, donc, de grandes salles dans la foulée…

Oui, on repart pour un tour du monde et plein de dates en France ! On va faire la teuf ensemble !

Crédits Photos : Yann Orhan

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